REVUE DE PRESSE

A PROPOS DE DU VIN ! DE L’AIR !

Quand les vignerons manient aussi bien le pressoir que la plume ! Passionnant…

Faire du vin n’est déjà pas simple. Faire des bons vins est encore plus ardu. Faire des bons vins sincères augmente la difficulté et les élaborer dans une viticulture en biodynamie, là, c’est un véritable engagement, technique, personnel, financier… Mais toutes ces compétences que Chantal et Pierre Frick possèdent déjà (avec la modestie des vrais initiés) sont peut-être l’arbre qui cache la forêt. Car en lisant leur ouvrage on voit bien qu’une autre corde peut être attachée  à leur arc… Oui, car déjà auteurs de vins signés les voici désormais auteurs tout court !

Liberté et déformatage

Pas de foliotage dans cet ouvrage illustré : on plonge dans ce continuum sans début ni fin qu’est le vin. Quatorze chapitres (avec une traduction en anglais) balayent ainsi ce monde tour à tour chatoyant, poétique, sensible. Le lecteur y découvrira, entre humour et subtilité, dans une langue recherchée, un plaidoyer en faveur de la liberté, celle des vignerons à la vigne, dans leurs chais et celle des amateurs que les auteurs appellent au déformatage, à la curiosité, à l’ouverture.

Plus qu’un livre : un manifeste

Cette vision libre du vin, exact écho des vins du domaine toujours fiers et indépendants, est un assaut contre les idées reçues, les dogmes , les normes et doxas. Toujours mené avec douceur, il replace l’homme au centre de toutes les problématiques environnementales, esthétiques que viticulture et œnologie soulèvent. De plus, les auteurs réussissent à éviter l’écueil de la pédagogie pompeuse « donneuse de leçons » pour ne rester que sur le registre de l’expérience vécue, de l’incitation, de la proposition. Bravo !

À lire sans attendre avec une quille du domaine.

Stephan Lagorce, Revue 180 ° 14 février 2017. 

A PROPOS DE GRAIN SENSIBLE

Cet ouvrage, édité par une maison d’édition intéressante et sérieuse, est rédigé en particulier par Olivier Humbrecht. Son édition inaugure la collection Ramifications, constituée de textes écrits par des vignerons en biodynamie. (…) En sept chapitres d’inégale longueur, Olivier Humbrecht égrène les étapes, de la vigne au vin, qui conduisent à la dégustation. Rien n’est jamais superficiel avec ce vigneron connu et reconnu (Rouge&Blanc n° 100). Ses réflexions, qui associent théories et expériences personnelles, sont toujours approfondies. L’auteur aborde toutes les composantes de la vigne : le sol, la taille, la croissance, les vendanges, les levures, l’élevage. L’aspect économique n’est pas en reste. Et, bien sûr, les pages consacrées à la biodynamie sont édifiantes (…). Voilà donc un bel ouvrage qui devrait être toujours à portée de main, des vignerons comme de tout amateur.

Jean-Marc Gatteron, LeRouge&leBlanc, numéro 118, septembre 2105.

Si je veux parler aujourd’hui de Grain Sensible, le livre d’Olivier Humbrecht aux Editions Tonnerre de l’Est, c’est tout simplement parce que cet ouvrage est absolument incontournable.

La cinquantaine affirmée, Olivier Humbrecht a été élevé et siège toujours de manière incontestée au panthéon vivant des très grands vignerons de ce monde et plus certainement de l’Alsace, sa terre natale où, au domaine Zind-Humbrecht, il cultive 40 hectares des plus belles vignes du Haut-Rhin. Bien que passionné de et fasciné par la terre nourricière de ses vignes et par la complexité du trajet de vie de celles-ci, Olivier Humbrecht n’est pas, à proprement dit, un terrien dans l’image quelquefois trop simpliste qui peut être conférée à ce terme. En effet, s’il assume aujourd’hui pleinement son rapport presque symbiotique avec le vivant de son domaine, il n’en reste pas moins grand polyglotte, fou de culture, de philosophie et de différence, ingénieur agronome, Master of Wine, président du Syndicat international des vignerons en bio-dynamie et président de la section «Grands Crus» de l’A.V.A. (Association des viticulteurs d’Alsace).

Et il n’est pas impossible que j’oublie d’autres activités importantes dans cette liste.

Mais clairement, ce qui lui attire le regard de tant d’amateurs passionnés du vin, c’est que durant les vingt dernières années, il a fait, dans le respect du travail de son père, du Domaine Zind-Humbrecht une expression des plus extraordinaires de la complexité richissime du terroir vinicole alsacien. (…)

Par l’intermédiaire de la captivante maison d’édition Tonnerre de l’Est qui s’intéresse avec beaucoup de sensibilité aux acteurs de la bio-dynamie depuis maintenant 4 ans, Olivier Humbrecht devient aussi auteur dans son livre Grain Sensible et nous transporte avec son expérience et sa sensibilité à la rencontre du cycle de la vigne. Il a particulièrement le bonheur de le faire sans militantisme outrancier et réussit avec beaucoup de justesse à nous communiquer des messages qui doivent au moins nous convaincre que plus qu’un autre élément issu de l’agriculture, la vigne est un témoin du contrat que la terre a signé avec l’homme.
Au-delà des nombreuses informations qu’il contient, qui seront nouvelles pour certains, confirmations pour d’autres, l’auteur nous livre un véritable hymne à la vie, à sa complexité, cette complexité ultime qui fait que tout ce qu’elle génère dans sa « naturalité » s’éloigne d’un produit fini, standardisé par une société agro-industrielle presque irréversiblement destructrice.
Le livre remet aussi à sa très juste place, l’élément crucial du cycle de la vigne qu’est la taille hivernale. (…)

Premier de « Ramifications », une nouvelle collection de livres chez Tonnerre de l’Est, plus sobre dans sa présentation et dans ses illustrations, et surtout, laissant pleinement la parole au vigneron, Grain Sensible s’avère être un véritable petit bijou se devant de figurer dans toute bibliothèque d’amateurs des vins vivants à côté des écrits de Lydia et Claude Bourguignon.
Dernière particularité du livre, celui-ci est proposé de manière égale dans les deux langues qui ont fait l’Alsace, le Français et l’Allemand, cette langue dans laquelle l’auteur puise beaucoup de références, qu’elles se nomment Goethe, Steiner ou Maria Thun.

Patrick Böttcher, vinslibres.net, mars 2015.


Grain sensible (Zarte Traube) d’Olivier Humbrecht, vigneron alsacien de renom

Méditation sur le métier de vigneron : quelles sont les facettes du raisin ? Comment le vin acquiert-il sa profondeur aromatique ? Comment, en s’appuyant sur les forces naturelles, le vigneron assure-t-il la bonne santé de sa vigne ? Olivier Humbrecht, vigneron en biodynamie nous livre ses méditations sur une pratique écologique de son métier. L’impérieuse nécessité de respecter la nature et ses fruits quand on travaille en étroite collaboration avec la terre.

VOCABLE, édition franco-allemande, juin 2015.

Les vignerons prennent rarement la plume pour parler de leur travail et laissent volontiers les plumitifs le faire à leur place. Ils ne sont pas sans savoir que le vin se vend et se boit aussi avec des mots. Aussi quand l’un d’eux s’attelle à l’écriture, on se doit de le lire comme si l’on passait de l’autre côté du miroir. Vigneron bio-dynamiste en Alsace, Olivier Humbrecht s’attelle donc dans un petit ouvrage bilingue (allemand et français) à dépasser les faux-semblants. Le titre, Grain sensible, donne le ton. La vérité de la vigne et du vin emprunte le chemin de la sensibilité. « La vie d’une vigne est la vie d’un homme. Elle connaît comme nous-mêmes la croissance et la maturation, un seul chemin ; mais aussi la douleur et la mort, le déchirement (…) La vigne nous enthousiasme, nous accapare, nous subjugue et nous rappelle nos limites comme seul un enfant peut le faire, dans une proximité et un reflet qui constituent un vertige et une question sans réponse ». Tout y est. Ce petit ouvrage se lit aussi comme une profession de foi, foi dans la vie des sols, foi dans ce que la plante dit à celui qui la taille, foi dans le fruit qu’elle donne, foi dans l’élevage du vin, « au sens le plus noble, celui selon lequel le vin s’élève à lui-même, à ce qu’il peut posséder de meilleur en lui ». Olivier Humbrecht dénonce au passage avec une retenue élégante les pratiques mutilantes et néanmoins très répandues, comme c’est le cas de la vendange en vert souvent vendue comme un gage de qualité sur les contre étiquettes. « Ici ce sont les pépins que l’on élimine, non les bois : dans ce cas, et par une réaction hormonale que la science classique sait décrire, la plante augmentera sa productivité à la récolte suivante (…) La vendange en vert est une forme d’avortement ». C’est avec la même retenue que l’on pourrait qualifier d’alsacienne, qu’il reprend l’expression de « pornographie verbale » du sommelier Serge Dubs pour évoquer la débauche du « parler vin », lui-même ayant été pris au piège. Présentant un gewürztraminer à Hong-Kong, le vigneron cède à la facilité, lâche à un amateur d’origine chinoise « une note de litchi ». La suite de cette petite anecdote est magnifique : «  Avec la plus grande candeur il m’interrogea ainsi : « Monsieur, de quel litchi parlez-vous ? De celui du nord, ou de celui de l’est ? Quelle variété de ce fruit avez-vous à l’esprit en goûtant ce vin ? ». Humbrecht reconnaît humblement : « Devant ces questions dépourvues de toute malice, je restai figé dans mon ignorance ». La conscience de l’ignorance est une marque de grandeur.

Site Internet VITISPHERE, Catherine Bernard, juin 2015.

A PROPOS DE Pierre Frick, La composition du monde

Après la parution de leur bel ouvrage sur le Domaine Zind-Humbrecht (Rouge&Blanc n° 104), les Editions Tonnerre de l’Est viennent de publier leur second portrait, consacré cette fois à Jean-Pierre Frick. Avec intelligence et perspicacité, elles poursuivent ainsi leurs investigations sur ces vignerons adeptes de la biodynamie et en perpétuelle quête d’harmonie avec la nature.

 

La nature d’un homme

 Vouloir décrire, définir et comprendre un personnage tel que Jean-Pierre Frick relève presque de l’irréalisable tant cet homme, tout en droiture, est infiniment complexe. Pourtant Thierry Weber a réussi à percer la carapace de ce vigneron doté d’une « impossible originalité », fils « naturel » de Pierre et d’Annette. Comme pour l’Alsace, sa région viticole d’appartenance, on ne sait sous quel angle l’aborder. Ses facettes sont innombrables : militant engagé et dans ses idées et dans ses actes, vigneron-funambule, écrivain-poète ou encore homme intègre à l’austère façade qui hume le bonheur de vivre en toute occasion. Bref, Thierry Weber a su dépasser les échanges convenus pour pénétrer plus intimement l’imaginaire et la symbolique de l’ami Jean-Pierre Frick. Rien n’est laissé de côté. Les vignes d’abord : des cépages à leurs relations avec le sol ainsi que des différents vins dégustés – et la gamme est vaste ! A ce propos, l’auteur est conquis : « (…) Des vins qui transcendent non seulement ce que nous pourrions penser d’eux, mais les limites qui leur sont a priori dévolues par les cépages ou par les millésimes (…) Aussi, ce qui semble le mieux caractériser Pierre Frick, c’est l’alliance entre la profondeur et la fantaisie, l’originalité subtile et la vraie rigueur : celle qui ne sait pas toujours garder son sérieux. » La biodynamie n’est pas en reste et la parole du vigneron semble alors résonner : « La biodynamie permet au vigneron de se cultiver, de grandir. Nous essayons de progresser à travers nos observations. Et le changement se fait dans l’interaction : quand ma vigne s’harmonise, je m’harmonise aussi. » Télévision, OGM, nucléaire font également partie des sujets de prédilection sur lesquels le vigneron a des avis bien tranchés, sans concession. Mais aux côtés de Jean-Pierre, il ne faudrait pas oublier Chantal, sa compagne de toujours, à la fois poétesse et muse. Ils se nourrissent l’un l’autre, en conversations souvent animées, de réflexions incessantes. Puisse leur fils Thomas en profiter le plus longtemps possible. A noter que figurent en fin d’ouvrage toutes les informations techniques sur le domaine ainsi que sa chronologie. Voilà donc un beau livre dont instruire n’est pas la moindre des qualités !

 Jean-Marc Gatteron, LeRouge&leBlanc, numéro 110, automne 2013.     


PIERRE FRICK, LA COMPOSITION DU MONDE

Bien entendu, ce livre évoque l’histoire d’un domaine viticole, en bio puis en bio-dynamie depuis 1970, mais il raconte aussi le cheminement d’un agriculteur dans son siècle.

L’auteur, philosophe, convoque à profit Adorno, Henri Michaux, pour retracer la cohérence du parcours de Jean-Pierre Frick, de son objection de conscience au fauchage des vignes OGM de l’I.N.R.A. Mais pour l’amateur de vins curieux de culture vinicole, l’évolution des choix technologiques en vigne et en vinification est aussi instructive : pressage du raisin entier et sans trituration, arrêt de toute chaptalisation, construction de hangar en bois cordé, production d’électricité à partir de panneaux photovoltaïques, vinification sans soufre ajouté, abandon des bouchons en liège…

Si le texte colle aux personnalités de Chantal et Jean-Pierre Frick, il évite habilement la facilité de la personnification du maître du domaine qui flatte les ego ; pour preuve, les illustrations ne font pas dans l’ode à l’Alsace, à la famille Frick, aux collines viticoles et à la phénoménologie de la vigne, mais donnent la parole à de très belles photos. Un livre à lire pour comprendre la vigne, la biodynamie et bien au-delà, la place de l’homme engagé dans le monde d’aujourd’hui. De l’agri-viti-culture et un parti-pris éditorial et créatif comme on les aime.     

Laurent Dreyfus, Biodynamis, Hiver 2013.


17 avril 2014

Pierre Frick, la composition du monde

….Cela fait un bon bout de temps que l’envie m’est grande d’accoucher sur ce blog de nombreuses lignes sur Jean-Pierre Frick, son domaine, ses amis et son cheminement militant.
L’envie m’était d’autant plus grande que malgré son caractère vif, l’homme de Pfaffenheim préfère toujours mettre ses actes et son combat en avant, alors que lui-même fait le plus souvent preuve d’une grande réserve tout en simplicité. Avec le recul, je ne pense pas que ce soit de la timidité, mais plutôt une forme d’écoute respectueuse et réfléchie.
Une forme d’écoute qui est prête à vibrer intensément, surtout si Jean-Pierre détecte en vous de la curiosité et, plus encore, un espoir pour l’homme, un espoir qui passe par une interaction retrouvée avec la terre-mère, comme elle a été pendant tant de milliers d’années avant que la productivité industrielle se mette à menacer un équilibre soudainement fragilisé.

Si j’avais dû trouver un titre à ces nombreuses lignes désirées, j’aurais probablement écrit « Jean-Pierre Frick, fils de la Terre ».

Mais voilà, tout cela me semble aujourd’hui bien moins utile parce qu’un trio m’a devancé avec un livre empreint d’émotion : « Pierre Frick, la composition du monde ».

Un trio qui rien qu’à la qualité de sa composition force déjà le respect, probablement parce que l’auteur principal, Thierry Weber, professeur de philosophie, aime à s’entourer pour chacun de ses livres de collaborateurs qui savent mettre leur art en résonance avec le contenu des écrits, avec pour ce livre Denis Perez, sculpteur et plasticien et Christophe Bohême, photographe qui complètent le trio d’auteurs.

Le livre s’appelle « Pierre  Frick… » et non, « Jean-Pierre Frick… », parce que les auteurs ont compris que ce dernier est avant tout un être fusionnel au cheminement de ses ancêtres, à commencer par Pierre, son père, une fusion qui se marque profondément dans ses racines historiques alsaciennes.

« En provenance du Strangenberg, une énergie intense et légère traverse l’air… » 

Bien mieux, je pense, que je ne pourrais le faire, ce livre réussit à recréer une ambiance, un cadre vivant où il est dès lors plus aisé de comprendre les actes de ce passionné de la terre, de la biodynamie, de sa recherche du marquage du terroir à travers les vins, plus particulièrement à travers cette approche très raisonnée de la (non)utilisation du soufre.
Le livre met aussi parfaitement en évidence le combat du vigneron contre les OGM, mais aussi contre le nucléaire, un combat virulent, violent même, caractéristique d’un terrien qui rentre en action politique.

Et puis, bien sûr, il y a les vins, ici abordés avec délicatesse, sans phrases directrices, parce qu’on n’impose pas ses vins, on les propose à la découverte et laisse toujours aux autres ce droit légitime d’apprécier ou non.

Aérien et tout en sensibilité, ce livre est le témoignage remarquable d’une aventure humaine hors du commun, une aventure marquée par la passion.

Un livre émotionnel, poétique, vibrant qui nous redonne une valeur humaine, bref, incontournable. 
Merci à vous, Monsieur Weber, d’avoir si bien écrit ce que je rêvais d’écrire.

Tout aussi incontournable que cette jeune maison d’édition, « Tonnerre de l’Est » qui n’en est pas à son premier coup d’essai, puisque elle a déjà publié « Le Domaine Zind-Humbrecht », tout aussi captivant.

En dehors des librairies spécialisées, vous pouvez vous procurer ces deux livres sur le site web de l’éditeur.

Patrick Böttcher, Vinslibres.net

A PROPOS DU DOMAINE Zind – Humbrecht

 

La légende Zind-Humbrecht dans un livre d’art

Très grande maison et, n’ayons pas peur des mots, légende de la viticulture alsacienne, le domaine Zind-Humbrecht est le sujet d’un magnifique livre d’art réalisé par Thierry Weber, amateur de vin et professeur de philosophie, et Bertrand Mac Gaw, peintre.

Tout au long de cet ouvrage, ils revisitent et interprètent l’œuvre, car c’en est une, d’Olivier Humbrecht et, avant lui, de son père Léonard qui ont fait de ce domaine séculaire l’un des plus réputés de l’Hexagone et, de leurs vins, d’intenses instants de désir. Mais ce livre ne serait pas cet objet unique et rare sans les admirables prises de vue du photographe thannois Norbert Hecht qui immortalise le Rangen de Thann, où la maison Humbrecht exploite le clos Saint-Urbain, comme personne ne l’a fait avant lui.

Un livre magnifique, pour les amateurs du vin, de l’art ou de la photo.

 

Pascal Coquis, Passion Vin, numéro 6, avril 2012.

Le style Zind-Humbrecht décrypté par deux auteurs

Les éditions franc-comtoises Tonnerre de l’Est inaugurent une série inédite dédiée aux domaines viticoles alsaciens ayant opté pour la culture biodynamique.

Le premier tome de cet ouvrage d’une centaine de pages rédigé par Thierry Weber, professeur de philosophie, passionné de vins, et illustré par Bertrand Mac Gaw, graphiste, s’intéresse à l’un des grands domaines alsaciens : Zind-Humbrecht à Turckheim. Les textes abordent notamment l’histoire des familles Zind et Humbrecht, et l’évolution culturale et technique d’un domaine qui, depuis des années, jouit d’une réputation internationale.

Olivier Humbrecht s’explique, notamment sur sa philosophie œnologique : « Pour le grand vin, je pense qu’il faut atteindre la concentration dans l’équilibre. Et plus l’équilibre est grand à la naissance du vin, plus on s’approche du très grand vin (…) je cherche un équilibre davantage qu’un style. »

L’ouvrage, parfois technique, mais très éclairant sur le travail des vignes et dans la cave, est ponctué de photos de certaines parcelles du domaine (40 hectares situés entre Riquewhr et Thann) et de peintures exécutées avec précision et talent par Bertrand Mac Gaw.

C’est la première fois qu’un domaine alsacien bénéficie des honneurs d’auteurs indépendants. Thierry Weber envisage de poursuivre la démarche avec d’autres domaines travaillant en biodynamie. »

Jean-Claude Keiflin, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, 20 novembre 2011.